Au départ, le bruit sourd d'un petit vacarme, puis elle apparaît, avec son balai. Debout sur trois marches, elle est chanteuse en socquettes blanches, il est micro, mais il ne fait pas son travail, elle reste sans voix. Devenant canne, elle esquisse quelques pas de danse mais il ne la supporte pas. Le ramassant, elle finit par le chevaucher mais il ne veut pas être un cheval. S'arrêtant soudain, elle l'écoute enfin. Il est balai, elle sera sorcière. Deux minutes seulement avant de repartir pour aider sa mère.
Ils sont deux élégants : costume gris en laine super 100 et pelage noir de poils ras. Fous de joie à l'idée d'aller jouer ensemble, essayant de dominer leur excitation, ils s'élancent en plein soleil de bon-beau matin. Il ne reste que la rue à traverser avant d'accéder au jardin. La foule juste évacuée de la bouche de métro s'écarte alors devant ce couple au pas redoublés et cadencés.
Claude Lévêque est l'artiste qui représente la France à la 53e Biennale de Venise qui se déroulera du 7 juin au 22 novembre 2009.
Photographies réalisées en mai et novembre 1984, dans l'appartement-atelier de Claude Lévêque, dans le 11 ème à Paris. Il travaille alors sur les oeuvres nommées : Anniversaire, le Conquérant, le Jardin. Cette année est importante pour lui; il fera en effet une exposition personnelle à la galerie Eric Fabre et participera à trois expositions collectives dont "Ateliers 84" de l'ARC/Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.
Quelques liens à consulter (écrits et vidéos) : Fluctuat.net, Le Figaro.fr, Le Monde.fr, Art.net, LesInrockscom et le site de Claude Lévêque
Une monographie sera également publiée chez Flammarion ainsi qu'un DVD rassemblant les oeuvres depuis 2004 en coproduction avec la galerie Kamel Mennour et le Lab-labanque. A noter que Artpress publie un supplément au n° 357, dans lequel vous pourrez lire un interview de l'artiste par François Jonquet, tandis que Christian Bernard, commissaire du pavillon et Michel Nuridsany témoignent de leur attachement à l'oeuvre de Claude Lévêque.L'homme était assis devant son sac à dos. Les yeux grands ouverts face au contenu. Il n'avait rien perdu. Il examinait simplement et méthodiquement ses trésors. Ce n'était pas l'heure de déguster, juste regarder : pâté, mousseux.
L'homme était motard, de noir habillé et casqué. Mais sans doute le soleil était-il trop intense. Il a donc décidé de se poser là, contre le mur, casque à la main, yeux fermés, face au soleil, adossé au mur noir. Pas longtemps, mais intensément.
Un homme, après avoir embrassé la joue de sa compagne, s'essuie soudainement la bouche d'un air dégouté. La jeune femme, regardant le ciel, n'a rien vu. Elle sourit.
Il n'y a pas de couleur. Le soldat est au delà de l'inimaginable. Le casque lourd, l'homme est assis, tassé, les deux mains accrochés à son finalement minable fusil, il est encastré, prisonnier du cadre. Son regard n'est pas encore revenu de l'horreur. Statue pétrifiée, immobile et fragile, au bord de l'implosion.
voir la photographie : Shell Shocked Soldier, Hue, 1968
Le photographe britannique Don McCullin, avec le soutien de Contact Press Images, offre à Reporters sans Frontières (RSF) 100 de ses images pour soutenir ses actions.
« 100 photos de Don McCullin pour la liberté de la presse » est le nouvel album édité par RSF. Disponible en kiosque : 9,90 €.
Le vieil homme blanc, assis sur les rayons du soleil, a décidé de se métamorphoser en indien apache.
Groupe d'hommes finalement encombrés par leur musculature de salle.
Dans un vieil appartement quitté par son vieux propriétaire. Plein d'épingles sur plusieurs murs malades de la cuisine.
photographie réalisée le 18 janvier 2005 lors de l'assemblée générale du Medef
Patrice Chéreau, sous la direction de Thierry Thieu Niang, donnera une lecture exceptionnelle du texte Coma de Pierre Guyotat les 28 et 29 avril, au Théâtre de l'Odéon (à 20 heures).
"Karma coma" est une création de Massiv Attack et Tricky que Patrice Chéreau utilisa dans sa mise en scène de 1995 de la pièce "Dans la solitude des champs de coton " de Bernard-Marie Koltès
Quelques liens:
Photographie réalisée à Paris en mars 1986. Avec le souvenir de rencontres calmes, denses et légères à la fois.
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